Les prémices d'un style
Fondation de la Maison. Dès ses origines, René Boivin pose les jalons d'une joaillerie anticonformiste, moderne et avant-gardiste.
L’élan entrepreneurial et l'alliance des talents
René Boivin s’installe au 38 rue de Turbigo à Paris en reprenant des ateliers de renom. Cette même année, il épouse Jeanne Poiret, sœur du célèbre couturier Paul Poiret. Cette union propulse la Maison au cœur des avant-gardes parisiennes.
Le courage d'une femme : L'Atelier des Dames
Après la disparition prématurée de René Boivin, Jeanne Boivin reprend seule les rênes de l'entreprise. Dans un monde de la joaillerie exclusivement masculin, elle instaure une gouvernance féminine audacieuse qui fera la renommée de la Maison.
1919 - 1932 | L'ère Suzanne Belperron et la révolution des volumes
Engagée à 19 ans, Suzanne Vuillerme (future Belperron) devient co-directrice en 1924. Ses créations sculpturales, sensuelles et généreuses bousculent les codes de l'Art Déco et subliment les silhouettes de Chanel ou Schiaparelli.
L'effervescence du Salon de l’Avenue de l’Opéra
La Maison s’installe Avenue de l’Opéra dans un écrin confidentiel pensé par le décorateur André Groult. Le Salon devient le rendez-vous secret de l'élite internationale, des têtes couronnées et des artistes (Jean Cocteau, Raoul Dufy, la Duchesse de Kent...).
Le naturalisme poétique de Juliette Moutard
Juliette Moutard prend la direction du dessin pour près de quarante ans. Elle insuffle à la Maison ses thèmes fétiches : une faune et une flore d'un réalisme saisissant, la célèbre "collection hindoue" et les inspirations de passementerie.
La pureté architecturale de Marie-Caroline de Brosses
Fraîchement diplômée en architecture, Marie-Caroline de Brosses apporte un vent de modernité épurée. Passionnée par l’innovation, elle imagine des pièces aux mécanismes secrets, à l'image de ses célèbres bracelets à cachettes.
La transmission familiale
Les sœurs Boivin cèdent la Maison à Monsieur Perrier, diamantaire, pour sa fille Françoise, épouse de Jacques Bernard alors directeur de la boutique. Ce dernier rachetera les parts en 1989 avant de céder la Maison en 1991 à la célèbre enseigne londonienne Asprey.
La virtuosité technique de Sylvie Vilein
Dernière dessinatrice du XXe siècle, cette joaillière de formation transpose les bijoux sur le papier avec une dextérité inégalée. On lui doit des pièces d'une grande complexité technique, comme la célèbre pieuvre articulée ou les montres coulissantes.
La préservation du secret
La Maison est reprise par Nathalie Hocq. Forte de son expertise acquise au sein des plus prestigieuses institutions de la place Vendôme (comme Cartier ou Poiray), elle veille sur l'héritage René Boivin pendant près de vingt ans. Dans une discrétion absolue, elle protège l'indépendance de la marque et la confidentialité de ses archives contre les sollicitations des grands groupes.
Le renouveau et la préservation de l'héritage
Après être passée entre les mains de la famille Bernard puis de la maison Asprey, la maison René Boivin est reprise par Virginie Torroni. Thomas Torroni-Levene prend la présidence du Comité Boivin pour répertorier, authentifier et faire rayonner ce patrimoine unique.
L'ancrage parisien
Fidèle à ses origines, la Maison René Boivin ouvre sa nouvelle boutique à Paris le 28 mai, offrant un nouvel Écrin contemporain à ses collections historiques et rééditions exclusives.
Un ouvrage historique en préparation
Annonce de la publication d'un livre de référence co-écrit par l'historienne Juliet Weir-de La Rochefoucauld et Thomas Torroni-Levene. À cette occasion, la Maison invite les collectionneurs à la contacter pour recenser et photographier les pièces inédites créées entre 1900 et 2000.
